La Gouvernance Financiére Des Collectivité Territoriales Au Maroc

INTRODUCTION GENERALE problématiq ue EN QUOI CONSISTE LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES TERRITORIALES ? CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL I. LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE II. LA BONNE GOUVERNANCE FINANCIÈRE CHAPITRE II : LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES Feuille de route I. STRUCTURE STABLE DU BUDGET II. LES RESSOURCES : UNE PRÉOCCUPATION PERANENTE CHAPITRE III : LA COPTABILITÉ ET AUDIT DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES I. COPTABILITÉ DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES II. AUDIT DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL ". DEFINITION DE LA GOUVERNANCE FINANCIERE LA GOUVERNANCE FINANCIERE #. PRINCIPES DE LA BONNE GOUVERNANCE $. LIITES DE LA GOUVERNANCE FINANCIERE ". DEFINITION DE LA GOUVERNANCE GOUVERNANCE FINANCIERE  La gouvernance fnancire fnancire :  : c'est un ensembe !es "#$cessus% #&es% n$#mes% ()eu#s et *nst*tut*$ns #+ce )u,-ues es !*./#ents )cteu#s 0$#)n*smes "ub*cs $c)u,% !1Ét)t% ent#e"#*ses23 &#ent &#ent es s4st&mes et es m)#c5/s 6n)nc*e#s su# t$us es te##*t$*#es% )uss* b*en 7 1/c5ee m$n!*)e -ue $c)e8  L) n$t*$n !e gouvernance fnancire #e"$se su# ce#t)*nes ()eu#s un*(e#sees -u* se t#)!u*sent ")# !es c$m"/tences )$u/es 7 c5)-ue )cteu# )""e/ 7 *nte#(en*# !)ns ) est*$n !e ) ")n*6c)t*$n $c)e8  L% d&'e(tr%li)%tio(* en tant que l’une des étapes les plus importantes vers la gouvernance financière locale, répond à une revendication identitaire à travers la recherche de la constitution d’ensembles territoriaux cohérents. 98 #*nc*"es !e ) b$nne $u(e#n)nce  Les articles qui régissent les principes de l% +o((e ,ou-er(%('e sont les articles à partir de "/ jusqu'à "0" de la constitution marocaine de !"".  #rticle "$% & Les services publics sont organisés sur la base de l'égal accès des citoennes et citoens, de la couverture équitable du territoire national et de la continuité des prestations. (ls sont soumis aux normes de qualité, de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité, et sont régis par les principes et valeurs démocratiques consacrés par la )onstitution. 1 L&,iti2it& *lle désigne la légitimation démocratique des décisions de 3oliti4ue 5i(%('i6re. *lle englobe également une  participation appropriée, équilibrée et non discriminatoire de la population +égalité entre femmes femmes et hommes. 1 O+li,%tio( de re(dre re(dre 'o23te )e principe comprend la responsabilité et l’obligation des instances étatiques de rendre compte aux citoens de leurs actes et passe par la transparence sur les activités de l’*tat. L’efficacité L’efficacité et l’efficience de l’administration des finances publiques dépendent en effet de la possibilité dont bénéficient et usent la société et ses citoens de demander des comptes à l’*tat. 1 L&,%lit& )e principe oblige la politique et l’administration financière publique à respecter un cadre légal valable pour tous, équitable et impartial +obligation de l’administration de respecter le droit. La légalité des finances publiques garantit principalement leur prévisibilité et leur contr-le en toute fiabilité. E55i'%'it& L’amélioration L’amélioration de l’efficacité dans le cadre de la bonne gouvernance gou vernance financière passe avant tout par le renforcement des capacités des institutions publiques à gérer les ressources publiques. )e principe décrit la volonté et la capacité des organes et institutions publics d’accomplir leurs tches. ; Action !e l"Etat a#ée $ur le !éveloppement )e principe se réfère aux valeurs fondamentales qui régissent l’activité étatique & justice sociale, durabilité écologique et économie de marché. )es valeurs doivent transpara/tre non seulement dans les recettes, mais aussi dans les dépenses de l’*tat. ect* !e "#$m$u($*# e #e /c$n$m*-ue !e cees;c* 8 bu!ets )nne,es0 *s s$nt Les c$m"tes s"/c*)u, c#//s ")# )##t/s !u m*n*st#e !e 1*nt/#*eu#3 1ensembe !es $"/#)t*$ns 6n)nc*&#es 6n)nc*&#es -u* n1$nt ")s /t/ !$t/s !e ) "e#s$nn)*t/ m$#)e et !$nt 1)ct*(*t/ ten! 7 "#$!u*#e !es b*ens $u 7 #en!#e !es se#(*ces !$nn)nt *eu 7 #/mun/#)t*$n8 C1est 1ensembe !es #ecettes et !/"enses !e $nct*$nnement )*ns* -ue ceu, !1/-u*"ement8 Ensembe !es $"/#)t*$ns "e#mett)nt !1)ssu#e# ) c$nt*nu*t/ !1une )nn/e bu!/t)*#e 7 une )ut#e% et c$nt#)*#ement c$nt#)*#ement 7 1/t)t -u* !*s"$se !e s*, c)t/$#*es% es c$ect*(*t/s te##*t$#*)es te##*t$#*)es ne "eu(ent en )($*# -ue !eu, ce s$nt es c$m"tes !1).ect)t*$n s"/c*)e et es c$m"tes !e !/"enses su# !$t)t*$ns8 LE* RE**OURCE* ) UNE +REOCCU+A&ION +ER,ANEN&E -. ELA/ORA&ION 0. E12CU&ION 3. R4GLE,EN& 5U /U5GE& EN FAVEUR 5E LA *&A/ILI&2 5E* A**E,/L2E* Le$ re$$ource$ ) une préoccupation permanente Le$ re$$ource$ !e$ C& RORES *m"ts t),es e,te#nes RE**OURCE* +RO+RE* 9 H 52FAILLANCE* le !é$équilibre !e répartition l"in6ation !e$ re$te$ 7 recouvrer tran$9  la croi$$ance !e$ be$oin$ locau# &RAN*FER& 5E +AR&* 5"I,+:&* 3;< =< =< 0;< con$eil$ locau# région$ région$ -; milliar!$ !e !ir>am$ 0;0- AU&RE* RE**OURCE* $ubvention$ 5ON* E,+RUN& Une "#$c/!u#e bu!/t)*#e bu!/t)*#e en -ute !e !/m$c#)t*s)t*$n et !1ec)c*t/ -. ELA/ORA ELA/ORA&ION &ION ANN2E /U5G2&AIRE le ca!re global et le$ !irective$ relative$ 7 la préparation !e$ bu!get$ locau#. La prévi$ion !e$ recette$ et  !e$ !épen$e$ OR5ONNA&EUR OR5ONNA&EUR ? +R2*I5EN&* 5U CON*EIL +ROGRA,,A&ION +LURIANNUELLE la commi$$ion !e$ [email protected]$ fnancire$ A!option $i non $e$$ion e#traor!inaire ali ou gouverneur vi$a Le bu!get voté par le con$eil !oit (tre approuvé par l"autorité !e tutelle AU&ORI&2 AU&ORI &2 5E L"IN&2RI "IN& 2RIEUR EUR Le bu!get régional AU&ORI&2 AU&ORI&2 5E FINANCE* 0. E#écution !u bu!get l"or!onnateur Le comptable E,/cut*$n !u bu!et le !écret !u -B 9évrier 0;-;  1e,/cut*$n !u bu!et !es "#/ectu#es et "#$(*nces et !es #/*$ns ) c$nnu un c5)nement *nsuJ/ ")# 1es"#*t !e !/m$c#)t*s)t*$n s$us;>)cent 7 ) !e#n*&#e #/$#me te##*t$#*)e en )""*c)t*$n !es !*s"$s*t*$ns !*s"$s*t*$ns !e ) c$nst*tut*$n !e 9K==8  S$n #/*me ) /t/ c)-u/ su# ceu* en (*ueu# !)ns es c$mmunes !e"u*s = et -u* c$ns*ste 7 #ec$nn)t#e #ec$nn)t#e ) c$m"/tence !e 1e,/cut*$n )!m*n*st#)t*(e !u bu!et )u "#/s*!ent !u c$nse* -u* ) -u)*t/ !1$#!$nn)teu# !es #ecettes et !es !/"enses !u bu!et !e s) c$ect*(*t/8  A cet e.et% es "#/s*!ents !es c$nse*s "#/ect$#)u, et "#$(*nc*)u, "#$(*nc* )u, et eu#s 5$m$$ues #/*$n)u, #/*$n)u, $nt 5/#*t/ !e ) c$m"/tence !$m*n/e >us-ue;7 ")# e $u(e#neu# M ceu*;c* n1/t)nt "us 1)ut$#*t/ e,/cut*(e !e ces !eu, c)t/$#*es En matire !e recette$ l’ordonnateur a habilité à établir les ordres de • recettes destinés au trésorier. En matire !e$ !épen$e$ L’ordonnateur L’ordonnateur établit les • ordres de dépenses . (l est surtout chargé de • (l prend un arr9té fiscal qui détermine les taux • des taxes et redevances relevant de sa collectivité suite aux délibérations du conseil. (l est aussi en droit de créer des rémunérations •  pour service rendus.  passer les contrats des marchés publics.  L$#s-ue 1$#!$nn)teu# 1$#!$nn)teu# s1)bst*ent !e m)n!)te# une !/"ense !e(enue e,**be% e $u(e#neu# u* )!#esse une !em)n!e !1e,"*c)t*$n et ")# ) su*te% e met en !emeu#e !e m)n!)tement8  A !/)ut !e ceu*;c* !)ns un !/)* !e se"t >$u#s% e $u(e#neu# #en($*e e !$ss*e# !e()nt e >ue !es #//#/s !u t#*bun) )!m*n*st#)t* te##*t$#*)ement te##*t$#*)ement c$m"/tent )6n !1$bten*# 1)ut$#*s)t*$n !e se subst*tue# )u "#/s*! "#/s*!ent8 ent8 Le t#*bun) st)tue !)ns un !/)* !e B 5eu#es8  Au n*(e)u !es #/*$ns% e /*s)teu# ) *nt#$!u*t une n$u(e)ut/ en mett)nt en ")ce% )u"#&s !u "#/s*!ent !u c$nse* #/*$n)% une *nst*tut*$n s"/c*)*s/ s"/c*)*s/e e )""e/e  Agence régionale !"e#écution !e$ proet$  )4)nt st)tut !1/t)b*ss !1/t)b*ssement ement "ub*c !$t/ !e ) "e#s$nn)*t/ >u#*!*-ue8  L1)ence ) essent*eement "$u# c$m"/tence !1)ssu#e# 1e,/cut*$n !es "#$>ets !e !/(e$""ement )##t/s ")# e c$nse* #/*$n)8 3. Rglement !u bu!get en 9aveur !e la $tabilité !e$ a$$emblée$ l%((&e +ud,&t%ire est bouclée par un état d’exécution du  budget qui est réalisé par le 3r&)ide(t en sa qualité d’ordonnateur au ect*(*t/ et !e "#$ess*$nn)*sme )6n !1en )*#e un )t$ut en )(eu# !e CHAPITRE III. LA COPTABILITE ET AUDIT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES CO,+&A/ILI&E 5E* COLLEC&IVI&E* &ERRI&ORIALE* ".  L% d&5i(itio( #.  Le) di55&re(t) -%ri%(te) de 'o23t%+ilit& 3u+li4ue  5éfnition) L) c$m"t)b**t/ "ub*-ue !es c$ect*(*t/s $c)es et !e eu#s #$u"ements s'enten! !e 'ensembe !es #&es -u* #/*ssent 'e,/cut*$n 'e,/c ut*$n et e c$nt#e !e eu#s $"/#)t*$ns 6n)nc*&#es et c$m"t)bes )*ns* -ue ) tenue !e eu# c$m"t)b**t/ et -u* "#/c*sent% en $ut#e% es $b*)t*$ns et es #es"$ns)b**t/s !es )ents -u* en s$nt c5)#/s8 Cette c$m"t)b**t/ est $#)n*s/e en (ue !e "e#mett#e :  ) c$nn)*ss)nce et e c$nt#e !es $"/#)t*$ns bu!/t)*#es et !e t#/s$#e#*e M  ) !/te#m*n)t*$n !es #/sut)ts )nnues !'e,/cut*$n M   ) c$nn)*ss)nce !e ) s*tu)t*$n !u ")t#*m$*ne M  ) c$nn)*ss)nce !es en)ements !es c$ect*(*t/s $c)es et !e eu#s #$u"ements en(e#s es t*e#s M  e c)cu !es "#*, !e #e(*ent% !u c$t et !u #en!ement !es se#(*ces% e c)s /c5/)nt M %*elon l"article -' le$ agent$ qui $ont c>argé$ !e la mi$$ion !a la comptabilité public$ Les c$m"t)bes "ub*cs s$nt: Le$ tré$orier$ paeur$ s$nt c5)#/s !')ssu#e# 'e,/cut*$n et e c$nt#e !es !/"enses Le$ receveur$ communau# s$nt c5)#/s !')ssu#e# e #ec$u(#ement !es !#$*ts% t),es et #e!e()nces -ue es c$ect*(*t/s $c)es HLe$ percepteur$ Hle$ régi$$eur$ communau# S$nt !es c$m"t)bes #)tt)c5/s )u, t#/s$#*e#s c$mmun)u, Le$ [email protected]érent$ variante$ !e comptabilité publique L) c$m"t)b**t/ c$m"t)b**t/ !es c$ect*(*t/s c$ect*(*t/s $c)es $c)es est c$m"$s/e :  ) c$m"t)b**t/ /n/#)e%  ) c$m"t)b**t/ !es m)t*&#es% ()eu#s et t*t#es%  ) c$m"t)b**t/ )!m*n*st#)t*(e   )   ) c$m"t)b**t/ bu!/t)*#e8 1/la comptabilité générale L) c$m"t)b**t/ !es c$ect*(*t/s c$ect*(*t/s $c)es c$n$#m/ment 7 un un ")n c$m"t)be $b/*ss)nt )u, "#*nc*"es !u c$!e /n/#) !e n$#m)*s)t*$n c$m"t)be8 Le ")n c$m"t)be !es c$ect*(*t/s $c)es est c$m"$s/ !es ")#t*es c*;)"#&s :   c5$*, !*#ecteu#s% $b>ect*s et "#*nc*"es $n!)ment)u, M  #&es !'$#)n*s)t*$n et !e "#$c/!u# "#$c/!u#es es M  n$menc)tu#e n$menc)tu# e et m$!)*t/s /n/#)es !e $nct*$nnement !es c$m"tes M   /t)ts 6n)nc*e#s et s*tu)t*$ns !e est*$n M  #&es !'/()u)t*$n Article -; Les comptables publics communaux arr9tent leurs /critures et registres comptables au * 0Jla comptabilité !e$ matire$K valeur$ et titre$K Cette c$m"t)b**t/ ) "$u# $b>et ) !esc#*"t*$n !es ! es st$cPs e,*st)nts et !es m$u(ements c$nce#n)nt :   es st$cPs !e m)#c5)n!*ses% $u#n*tu#es% !/c5ets% "#$!u*ts sem*;6n*s% "#$!u*ts 6n*s et emb))es  c$mme#c*)u, M  es m)t/#*es et $b>ets m$b**e#s M  es t*t#es n$m*n)t*s% )u "$#teu# $u 7 $#!#e et es ()eu#s !*(e#ses )"")#ten)nt $u c$n6/s c $n6/s )u, c$ect*(*t/s $c)es $u 7 eu#s #$u"ements% )*ns* -ue es $b>ets -u* eu# s$nt% /(entueement% #em*s en !/"t M   es $#mues% t*t#es% t*cPets% t*mb#es t*mb#es et (*nettes !est*n/s 7 '/m*ss*$n $u 7 ) (ente8  Ee !#esse '*n(ent)*#e et #et#)ce ) ()eu# !es m)t*&#es% ()eu#s et t*t#es )u,-ues ee s')""*-ue % Article ---' 3/la comptabilité administrative L) c$m"t)b**t/ )!m*n*st#)t*(e #et#)ce 'e,/cut*$n 'e,/cut*$n !es )ut$#*s)t*$ns bu!/t)*#es8 cette c$m"t)b**t/ c$m"t)b**t/ !/c#*t /)ement /)ement t$utes es es $"/#)t*$ns #e)t*(es :   7 ) c$nst)t)t*$n et 7 ) *-u*!)t*$n !es #ecettes )*ns* -u'7 '/m*ss*$n !es $#!#es !e #ecette c$##es"$n!)nts% 4 c$m"#*s es $#!#es !e #ecettes !e #/u)#*s)t*$n M  7 'en)ement et 7 '$#!$nn)ncement !es !/"enses8 Article --=et -- 4/ la comptabilité budgétaire L) c$m"t)b**t/ bu!/t)*#e "e#met !e su*(#e 1e,/cut*$n 1e,/cut*$n !u bu!et )uss* b*en en !/"enses -u1en #ecettes8 Ee )b$ut*t 7 1/t)b*ssement !e s*tu)t*$ns mensuees et !1une s*tu)t*$n )nnuee )*s)nt #ess$#t*# ")# *ne bu!/t)*#e8 AUDIT FINANCIER DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ". DÉFI DÉ FINI NITI TION ON DE LAU AUDI DIT T #. OB?E OB ?ECT CTIF IFS S DE DE L LAU AUDI DIT T FIN FINAN ANCI CIER ER $. 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INTRODUCTION GENERALE

problématiq
ue

EN QUOI CONSISTE LA
GOUVERNANCE FINANCIÈRE DES
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ?

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL
I. LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE
II. LA BONNE GOUVERNANCE FINANCIÈRE
CHAPITRE II : LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS
TERRITORIALES

Feuille de route

I. STRUCTURE STABLE DU BUDGET
II. LES RESSOURCES : UNE PRÉOCCUPATION
PERMANENTE
CHAPITRE III : LA COMPTABILITÉ ET AUDIT DES
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
I. COMPTABILITÉ DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
II. AUDIT DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

CHAPITRE I.
CADRE CONCEPTUEL

1. DEFINITION DE LA GOUVERNANCE
FINANCIERE

LA
GOUVERNANCE
FINANCIERE

2. PRINCIPES DE LA BONNE
GOUVERNANCE
3. LIMITES DE LA GOUVERNANCE
FINANCIERE

1. DEFINITION DE LA GOUVERNANCE
FINANCIERE

La gouvernance financière : c'est un ensemble des processus, règles, normes, valeurs et institutions grâce
auxquels les différents acteurs (organismes publics locaux, d’État, entreprises…) gèrent les systèmes et les
marchés financiers sur tous les territoires, aussi bien à l’échelle mondiale que locale.

La notion de gouvernance financière repose sur certaines valeurs universelles qui se traduisent par des
compétences allouées à chaque acteur appelé à intervenir dans la gestion de la planification locale.

 La décentralisation, en tant que l’une des
étapes les plus importantes vers la gouvernance
financière locale, répond à une revendication
identitaire à travers la recherche de la
constitution d’ensembles territoriaux cohérents.

2. Principes de la bonne gouvernance

 Les

articles qui régissent les principes de la bonne gouvernance sont les

articles à partir de 154 jusqu'à 171 de la constitution marocaine de 2011.

 Article

154 : Les services publics sont organisés sur la base de l'égal accès des

citoyennes et citoyens, de la couverture équitable du territoire national et de la
continuité des prestations. Ils sont soumis aux normes de qualité, de transparence,
de reddition des comptes et de responsabilité, et sont régis par les principes et
valeurs démocratiques consacrés par la Constitution.

- Légitimité

Elle désigne la légitimation démocratique des décisions de politique financière. Elle englobe également une
participation appropriée, équilibrée et non discriminatoire de la population (égalité entre femmes et hommes).
- Obligation de rendre compte

Ce principe comprend la responsabilité et l’obligation des instances étatiques de rendre compte aux citoyens de
leurs actes et passe par la transparence sur les activités de l’Etat. L’efficacité et l’efficience de l’administration des
finances publiques dépendent en effet de la possibilité dont bénéficient et usent la société et ses citoyens de
demander des comptes à l’Etat.

- Légalité
Ce principe oblige la politique et l’administration financière publique à respecter un cadre légal valable pour
tous, équitable et impartial (obligation de l’administration de respecter le droit). La légalité des finances publiques
garantit principalement leur prévisibilité et leur contrôle en toute fiabilité.

Efficacité
L’amélioration de l’efficacité dans le cadre de la bonne gouvernance financière passe avant tout par le
renforcement des capacités des institutions publiques à gérer les ressources publiques. Ce principe décrit la volonté
et la capacité des organes et institutions publics d’accomplir leurs tâches.

- Action de l’Etat axée sur le développement

Ce principe se réfère aux valeurs fondamentales qui régissent l’activité étatique : justice sociale,
durabilité écologique et économie de marché. Ces valeurs doivent transparaître non seulement dans les
recettes, mais aussi dans les dépenses de l’Etat.

3. Limites de la gouvernance financière

Faiblesse de la transparence budgétaire et fiscale. Faire connaitre au public les activités
budgétaires passées, présentes et futures.

Accès limité des citoyens à l’information et faiblesse des réglementations liées au processus
budgétaire

Faiblesse de la transparence budgétaire et fiscale

Manque de fermeté quant au respect des cadres constitutionnels, des lois relatives à la gestion
fiscale et budgétaire, et des règles et procédures établie

Insuffisance en capacités techniques et de gestion

Inadéquation entre les réformes choisies et les problèmes rencontrés

Déficit de cohérence des finances publiques

Lourd fardeau des dépenses sociales (éducation, santé, justice, les subventions et la
compensation, collectivités locales)

Poids de la masse salariale relative aux agents et fonctionnaires dans le budget

Procédures lourdes en matière d’exécution du budget et de la comptabilité

Service public coûteux pour des prestations en nette dégradation

Mauvaise gestion des dépenses publiques

LA BONNE
GOUVERNANCE
FINANCIÈRE

1. DEFINITION
2. LES AXES PRINCIPAUX DE LA BON
GOUVERNANCE FINANCIERE

La bonne gouvernance
financière
Définition

La bonne gouvernance financière est l’utilisation légitime
du pouvoir et de l’autorité dans la gestion des ressources
financières des collectivités territoriales. fait partie intégrante
du développement, de la croissance économique et de la lutte
contre la pauvreté

les axes principaux de la bon
gouvernance financière
 La « responsabilité » a plusieurs définitions, mais la plus utilisée est la
suivante: « c’est l’obligation de rendre compte et de répondre de la manière
dont les responsabilités sont acquittées à travers les structures politiques et
constitutionnelles ».

l’exécutif rend-il compte aux citoyens et au parlement de la manière dont il
s’acquitte de ses responsabilités. En son sein, la responsabilité des
gestionnaires de budgets est bien précisée .

 La transparence des finances publiques est définie par
claire du public sur la structure et les fonctions des
publiques, les visées de la politique de finances publiques,
secteur public et les projections budgétaires

« l’information
administrations
les comptes du

La transparence des finances publiques renforce la responsabilisation et
accroît la crédibilité des autorités, ce qui a pour avantages d’abaisser le coût
de l’emprunt et d’inciter un public bien informé à soutenir plus fermement des
politiques macroéconomiques saines.

Ainsi, les fonctions des différents organes de l’Etat et la
pouvoirs et des responsabilités entre les divers
l’administration doivent être clairement établies.

répartition
niveaux

des
de


la prévisibilité résulte de l’existence de législations et des
réglementations claires, bien connues à l’avance par les assujettis et qui sont
uniformément et efficacement mises en œuvre. Il est important que les
objectifs assignés au budget et à la dette publique s’inscrivent dans un cadre
budgétaire à moyen terme, régulièrement mis à jour et que les taux et
l’assiette des impôts et des autres prélèvements restent relativement stables.

 La participation du public au processus budgétaire est essentielle pour
l’amélioration des décisions budgétaires et la crédibilité des politiques
publiques.

Elle peut encourager le soutien de la population au processus budgétaire
local et national en lui offrant la possibilité de faire connaître leurs
préoccupations à l’égard de la gestion fiscale et de leurs priorités
budgétaires et partant, en créer des partenariats fondés sur la confiance et le
consensus entre l´Etat et les citoyens.

la mise en ouvre du principe de la
reddition des comptes
La reddition des comptes signifie qu’il faut exiger que les responsables
des organismes gouvernementaux rendent compte de l’ensemble des actes
qu’ils accomplissent dans le cadre de l’exercice de leur fonctions ainsi que
des résultats de ces actes.

Inspection
générale
des
finance
Inspection
générale de
l’administrati
on territoriale
(IGAT)

Les
Inspection
s
générales
des
ministères

CHAPITRE II.
LES FINANCES DES
COLLECTIVITES

UNE STRUCTURE
STABLE DU
BUDGET

LE BUDGET
A.

Budgets annexes

B.

Les comptes spéciaux

1. Le budget
L’act
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1
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j
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s
nnée e
.

Le budget se compose de deux parties qui
doivent être équilibrés et qui sont:

les opérations de
fonctionnement

les opérations
d’équipement

NB : Lorsqu’un excédent prévisionnel est
dégagé au niveau de la première partie, il doit
être affecté à la deuxième partie.

Nomenclature Budgétaire
Budget

Ressources charges

Partie I

section1

section2

Partie II

section3

section4

Nomenclature Budgétaire
Les sections sont subdivisées en :
• Chapitres
• Articles
• Paragraphes
• Lignes

structure du budget
• Le budget des collectivités territoriales est structuré
autour d’un budgets annexes et comptes spéciaux cette
structure est en vigueur depuis la grande réforme de
l’année 1976 qui a institué l’unité budgétaire au niveau
local et a permis aux collectivités territoriales de se doter
de budgets annexes et comptes spéciaux dans un objectif
de promouvoir le rôle économique de celles-ci.

budgets annexes( ils sont

Les comptes spéciaux 

créés par arrêtés du ministre de
l’intérieur)

l’ensemble des opérations
financières qui n’ont pas été
dotés de la personnalité
morale et dont l’activité
tend à produire des biens ou
à rendre des services
donnant lieu à
rémunération.
C’est l’ensemble des
recettes et dépenses de
fonctionnement ainsi que
ceux d’équipement.

Ensemble des opérations
permettant d’assurer la
continuité d’une année
budgétaire à une autre, et
contrairement à l’état qui
dispose de six catégories,
les collectivités territoriales
ne peuvent en avoir que
deux ce sont les comptes
d’affectation spéciale et les
comptes de dépenses sur
dotations.

LES
RESSOURCES :
UNE
PREOCCUPATION
PERMANENTE

1.

ELABORATION

2.

EXÉCUTION

3.

RÈGLEMENT DU BUDGET EN
FAVEUR DE LA STABILITÉ DES
ASSEMBLÉES

Les ressources : une préoccupation
permanente
Les ressources des
CT
PROPRES

impôts

catégories de

externes

taxes

communes

RESSOURCES
PROPRES

25 %
DÉFAILLANCES
le déséquilibre de répartition
l’inflation des restes à recouvrer

transf
ert

la croissance des besoins
locaux
l’insuffisance des

TRANSFERT DE PARTS D’IMPÔTS

30%
conseils locaux

régions

5% 5% 20%
régions
10 milliards de dirhams
2021

AUTRES RESSOURCES

subventions
DONS
EMPRUNT

Une procédure budgétaire en quête de
démocratisation et d’efficacité 

1. ELABORATION
ANNÉE
BUDGÉTAIRE
le cadre global et les directives
relatives à la préparation des
budgets locaux.

La prévision des recettes et
des dépenses

ORDONNATEUR = PRÉSIDENTS DU
CONSEIL
PROGRAMMATION
PLURIANNUELLE

DÉMOCRATISATION

la commission des affaires financières
Adoption si non session extraordinaire
Wali ou gouverneur

visa

Le budget voté par le conseil
doit être approuvé par
l’autorité de tutelle

AUTORITÉ DE L’INTÉRIEUR

Le budget régional
AUTORITÉ DE FINANCES

2. Exécution du budget

l’ordonnateur

Le comptable

Exécution du budget
le décret du 18
février 2010
 l’exécution

du budget des préfectures et provinces et des

régions a connu un changement insufflé par l’esprit de
démocratisation sous-jacent à la dernière réforme territoriale en
application des dispositions de la constitution de 2011.

 Son

régime a été calqué sur celui en vigueur dans les communes

depuis 1976 et qui consiste à reconnaître la compétence de
l’exécution administrative du budget au président du conseil qui
a qualité d’ordonnateur des recettes et des dépenses du budget
de sa collectivité.
A

cet effet, les présidents des conseils préfectoraux et

provinciaux et leurs homologues régionaux ont hérité de la
compétence dominée jusque-là par le gouverneur ; celui-ci
n’étant plus l’autorité exécutive de ces deux catégories

En matière de
recettes

En matière des
dépenses

•l’ordonnateur a habilité à établir les ordres de

•L’ordonnateur établit les

recettes destinés au trésorier.

ordres de dépenses .

•Il prend un arrêté fiscal qui détermine les taux
des taxes et redevances relevant de sa
collectivité suite aux délibérations du conseil.
•Il est aussi en droit de créer des rémunérations
pour service rendus.

•Il est surtout chargé de
passer les contrats des
marchés publics.

 Lorsque

l’ordonnateur s’abstient de mandater une dépense

devenue exigible, le gouverneur lui adresse une demande
d’explication et par la suite, le met en demeure de
mandatement.

A

défaut de celui-ci dans un délai de sept jours, le gouverneur

renvoie le dossier devant le juge des référés du tribunal
administratif territorialement compétent afin d’obtenir
l’autorisation de se substituer au président. Le tribunal statue
dans un délai de 48 heures.

 Au

niveau des régions, le législateur a introduit une nouveauté
en mettant en place, auprès du président du conseil régional,
une institution spécialisée appelée « Agence régionale
d’exécution des projets » ayant statut d’établissement
public doté de la personnalité juridique.

 L’agence

a essentiellement pour compétence d’assurer
l’exécution des projets de développement arrêtés par le conseil
régional.

3. Règlement du budget en
faveur de la stabilité des
assemblées
l’année budgétaire est bouclée par un état d’exécution du
budget qui est réalisé par le président en sa qualité
d’ordonnateur au 31 janvier de l’année qui suit. Cet état est une
sorte de bilan qui fait ressortir le montant définitif et réel des
recettes recouvrées et des dépenses mandatées

La sanction du contrôle budgétaire de fin d’année est passée
des mains des élus vers la cour régionale des comptes qui est
devenue habilitée à prendre les mesures qu’elle estime
nécessaire au vu des conclusions des rapports d’audit élaborés
par les corps d’inspection et d’audit spécialisé

Ces contrôles sont sanctionnés par un rapport dont une copie est adressée
au président du conseil local concerné et au gouverneur ainsi qu’à la cour
régionale des comptes, territorialement compétente.

Le président de son côté tenu de remettre le rapport de
contrôle ou d’audit aux membres de son conseil qui sont en
droit de le discuter sans pour autant pouvoir en décider.

les lois organiques relatives aux collectivités territoriales
ont mis en exergue le principe constitutionnel de reddition
des comptes dans un esprit d’objectivité et de
professionnalisme afin d’en faire un atout en faveur de
responsabilisation des acteurs de gestion budgétaire
territorial

CHAPITRE III.
LA COMPTABILITE ET AUDIT
DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES

COMPTABILITE
DES
COLLECTIVITES
TERRITORIALES

1.

La définition

2.

Les différents variantes
de comptabilité publique

Définition:
La comptabilité publique des collectivités locales et de leurs
groupements s'entend de l'ensemble des règles qui régissent
l'exécution et le contrôle de leurs opérations financières et
comptables ainsi que la tenue de leur comptabilité et qui précisent,
en outre, les obligations et les responsabilités des agents qui en
sont chargés.
Cette comptabilité est organisée en vue de permettre :

la connaissance et le contrôle des opérations budgétaires et de
trésorerie ;

la détermination des résultats annuels d'exécution ;

la connaissance de la situation du patrimoine ;

la connaissance des engagements des collectivités locales et de
leurs groupements envers les tiers ;

le calcul des prix de revient, du coût et du rendement des services,
le cas échéant ;
(Selon l’article 1)

les agents qui sont chargés de la mission da la
comptabilité publics

Les comptables publics sont:

Les
trésoriers
payeurs

sont chargés
d'assurer
l'exécution et le
contrôle des
dépenses

Les
receveurs
communaux

sont chargés d'assurer
le recouvrement des
droits, taxes et
redevances que les
collectivités locales

-Les
percepteurs
-les régisseurs
communaux

Sont des
comptables
rattachés aux
trésoriers
communaux

Les différents variantes de comptabilité publique

La comptabilité des collectivités locales est composée :

la comptabilité générale,

la comptabilité des matières, valeurs et titres,

la comptabilité administrative

la comptabilité budgétaire.

1/la comptabilité générale

La comptabilité des collectivités locales conformément à un plan comptable
obéissant aux principes du code général de normalisation comptable.
Le plan comptable des collectivités locales est composé des parties ci-après :

choix directeurs, objectifs et principes fondamentaux ;

règles d'organisation et de procédures ;

nomenclature et modalités générales de fonctionnement des comptes ;


états financiers et situations de gestion ;
règles d'évaluation

Article 107

Les comptables publics communaux arrêtent leurs
écritures et registres comptables au 31 décembre de
chaque année.
A cette date, chaque comptable établit une situation de
caisse et de portefeuille et une balance générale des
comptes. Article 108

,

2/la comptabilité des matières, valeurs et titres,

Cette comptabilité a pour objet la description des stocks existants et des mouvements concernant :

les stocks de marchandises, fournitures, déchets, produits semi-finis, produits finis et emballages

commerciaux ;

les matériels et objets mobiliers ;

les titres nominatifs, au porteur ou à ordre et les valeurs diverses appartenant ou confiés aux collectivités
locales ou à leurs groupements, ainsi que les objets qui leur sont, éventuellement, remis en dépôt ;


les formules, titres, tickets, timbres et vignettes destinés à l'émission ou à la vente.
Elle dresse l'inventaire et retrace la valeur des matières, valeurs et titres auxquels elle s'applique

( Article 111)

3/la comptabilité administrative
La comptabilité administrative retrace l'exécution des autorisations
budgétaires. cette comptabilité décrit également toutes les
opérations relatives :

à la constatation et à la liquidation des recettes ainsi qu'à
l'émission des ordres de recette correspondants, y compris les
ordres de recettes de régularisation ;

à l'engagement et à l'ordonnancement des dépenses. Article
115et 116

4/ la comptabilité budgétaire
La comptabilité budgétaire permet de suivre l’exécution du
budget aussi bien en dépenses qu’en recettes.
Elle aboutit à l’établissement de situations mensuelles et
d’une situation annuelle faisant ressortir par ligne
budgétaire.

AUDIT FINANCIER
DES COLLECTIVITÉS
TERRITORIALES

1.

DÉFINITION DE L’AUDIT

2.

OBJECTIFS DE L’AUDIT FINANCIER

3.

LE CONTRÔLE DES FINANCES DES
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Définition de l’Audit :
• On peut définir l’audit par « toute évaluation indépendante
des diverses opérations et du contrôle interne d’une
entreprise pour déterminer si des politiques et des procédures
sont suivies et maîtrisées, si les normes étatiques sont
atteintes ou dépassées, si les ressources sont utilisées de
façon efficace et économique et si les objectifs à l’organisation
sont atteints. »
• Plus précisément, l’audit consiste à autoriser l’examen
d’informations par une tierce personne, autre que celle qui les
prépare et l’utilise avec l’intention d’établir leur véracité et de
faire un rapport critique sur le résultat de cet examen, avec le

Les types d’audit :

Les types d’audit :

L’audit dans le secteur public :
• L’audit dans le secteur public a longtemps été assimilé à une vérification
des comptes dans le but de contrôle, d’abord de la régularité de la
dépense, de la recette et de la comptabilité.
• Au Maroc, plus particulièrement, la Lettre Royale du 1 9 juillet 1993,
adressée par SM le Roi feu Hassan II au Premier ministre, concernant
l’audit des établissements publics, encore propriété de l’Etat, compte tenu
de leur importance vitale dans l’économie nationale, a recommandé la
nécessité de soumettre aussi bien la direction que la gestion de ces
établissements à un audit rigoureux et efficace permettant de donner une
image exacte sur leur situation financière.

Les composantes du secteur public au
Maroc :

L’audit Financier :
• Il vérifie le respect des règles et principes
comptables tels qu'ils résultent de la loi comptable
et des orientations des organismes à compétence
nationale (conseil national de l'ordre des experts).
Il intéresse les actions ayant une incidence sur la
préservation du patrimoine, sur les saisies et
traitements comptables ainsi que sur l'information
financière publiée par l‘organisation .

Les Objectifs de l’audit
Financier :

3. Le Contrôle des finances des collectivités
territoriales

La régionalisation avancée est perçue comme un nouvel instrument de développement
économique et social du fait des compétences importantes accordées aux différentes
collectivités territoriales. Ces dernières se sont, en effet, vues accorder des pouvoirs de
gestion et de décision dans le domaine financier sans précédent, à même de satisfaire à la
volonté de décentralisation et de démocratisation locale. Celles-ci impliquent, dans une large
mesure, non seulement la mobilisation des ressources financières supplémentaires mais aussi
et surtout, l’amélioration de leur gestion.

DEUX TYPES DE
CONTRÔLES

UN CONTRÔLE A PRIORI

UN CONTRÔLE A POSTERIORI

CONTRÔLE A PRIORI

LE CONTRÔLE ADMINISTRATIF

LE CONTRÔLE POLITIQUE

Le contrôle administratif
LES ADMINISTRATIONS

FINANCES
comptable public

le contrôle
budgétaire et
comptable

L’INTÉRIEU
R
Wali ou du gouverneur
le contrôle de
légalité des actes
contrôle exercé par
visa

contrôle de légalité
les actes des collectivités
territoriales
aux walis ou aux gouverneurs
10 jours

LES
RÉGIONS
LES
PROVINCES
LES
PRÉFECTURES

délai
Objet du contrôle de
légalité
vérifier si les actes d’ordre financier sont
conformes aux dispositions législatives et
réglementaires applicables en la matière

15 jours

LES COMMUNES

contrôle exercé par
visa
Certains actes des collectivités territoriales ne sont susceptibles d’être
exécutés qu’après avoir été visés par l’autorité gouvernementale chargée de
l’intérieur ou son représentant.
 programme de développement régional (PDR)
 schéma régional de l’aménagement du territoire,
 l’organisation de l’Administration régionale,
 le budget pour les préfectures, les provinces et les communes,
 à l’organisation de l’Administration préfectorale ou provinciale,
 conventions de la coopération décentralisée.

De ce qui précède, nous pouvons
soutenir
le contrôle de la légalité des actes des collectivités territoriales
constituera une garantie supplémentaire mise à la disposition des
gestionnaires publics locaux en vue d’une gestion optimale des
ressources des collectivités territoriales. Cette garantie se
répercute positivement sur le contrôle budgétaire et comptable.

Le contrôle budgétaire et comptable

Séparation des fonctions
des ordonnateurs et des
comptables
L’appréciation de la
régularité des titres
de perception des
recettes

Un contrôle
budgétaire
lors de
l’engagem
ent
Un contrôle
de validité
au moment
du

En effet, en matière de recettes, l'article 32 du décret n° 2-09-441 portant
règlement de la comptabilité publique des collectivités locales et de leurs
Pour ce qui prévoit
est desque
dépenses,
le contrôlechargé
du comptable
public est prévu
groupements
: « Le comptable
du recouvrement,
..., est
pard'exercer
l’article 61
décret précité
qui précise
les éléments
les- quels
tenu
au du
préalable,
le contrôle
de la régularité
de lasur
perception
et
le contrôle
Il s’agit de
disponibilité
des crédits
et des
deporte
l'imputation
ainsibudgétaire.
que la vérification
deslapièces
justificatives
prévues
par
budgétaires,
de l'imputation
de l'exactitude
des calculs
lapostes
réglementation
en vigueur
et par labudgétaire,
nomenclature
établie conjointement
montant
de l'engagement
de la
à laquelle
la
par ledu
ministre
chargé
des financeset
etdu
le total
ministre
dedépense
l'intérieur
». Cet article
collectivité
territoriale
le groupement
pour
toute
précise
également
que leou
comptable
public s'oblige
«s'assure,
dans
les l'année
mêmes
d'imputation.
conditions, de la régularité des réductions
et des annulations de recettes ».

Une autre mission pour les comptables
publics

A ce titre, les comptables publics participent activement à la vie financière
des collectivités territoriales. Ils mettent leurs expériences en matière
financière aux services des élus locaux. De ce fait, ils sont les mieux placés
pour remplir d’une manière objective la mission de conseiller financier des
collectivités en question.

Le contrôle de l’organe
délibérant
En principe,
C’est
lace
raison
contrôle
pourdevrait
laquelle
occuper
différentes
le devant
dispositions
de la scène
législatives
du une
Le contrôle
de l’organe
délibérant
des
collectivités
territoriales
revêt
contrôle des
etfinances
règlementaires
des
ont été adoptées
territoriales
récemment,
en
de
signification
importante.
Il estcollectivités
l'expression
du rapport
deraison
forcesen
au la
sein
particularité
de la légitimité
leslelois
représentative
organiques
régissant
des
les
locaux.
régions,
C’est
les et
du Conseil
etl’occurrence
renseigne
sur
degré
d'influence
de élus
l'opinion
publique,
qu’il
préfectures,
lesàprovinces
être plus
performant
les communes,
termes
àlocal.
même
du dire
degré
de gagnerait
démocratisation
de laet
société
au en
niveau
d’amélioration
d’optimiser
de le
la processus
maîtrise de
delacontrôle
gestion àdes
travers
finances
notamment,
locales. la
révision du nombre de sessions ordinaires et la création d’un
nombre minimal de commissions au sein de chaque organe

Le contrôle de l’organe
délibérant
En matière
S’agissant
de
finances
de
l'information
locales,
l'effectivité
financière
duetcontrôle
comptable,
de l’organe
elle est
In fine,
avec
l’approche
de performance
développée
pardélibérant
les
peut considérée
être vérifiée
comme
non
seulement
l’épine
dorsale
au relatives
stade
de du
la performance
du budget
du contrôle
de l'année
nouvelles
lois
organiques
àvote
la régionalisation
avancéemais
aussi
exercé
et surtout
par
l’organe
lors de
délibérant.
l'examen
des
Autrement
propositions
dit,leelle
modificatives
est nécessaire
du budget
qui
viennent
d’être
adoptées
au Maroc,
contrôle
administratif
initial.
pour
Cette
s’assurer,
demeurait
les meilleures
conditions,
d’une
de
part,
la véracité
de la
disponibilité
ettrouve
de
et
deseffectivité
actesdans
financiers
des tributaire,
collectivités
territoriales,
qui
se
de la qualité
la sincérité
des informations
deslimité,
pré- visions
financières
budgétaires
et
comptables
deavenir
la collectivité
et,
d’autre
part, de la
désormais
sera appelé
dans
un
proche
à être
qualité des
travaux
commissions
territoriale.
permanentes
auprès
desetorganes
modulé
endes
fonction
des enjeux
financiers des
actes
des
capacités de gestiondélibérants.
des ordonnateurs locaux. La réussite
d’une telle approche demeure tributaire du renforcement du

CONTROLE A
POSTERIORI

LE CONTRÔLE EXERCÉ PAR
LES INSPECTIONS GÉNÉRALES

CONTRÔLE DES COURS
RÉGIONALES DES COMPTES

Le contrôle exercé par les inspections générales

deux organes supérieurs de contrôle relevant de deux départements ministériels
différents à savoir :

l’Inspection Générale des Finances (IGF) placée sous l’autorité du Ministre de
l’économie et des finances.

l’Inspection Générale de l’Administration Territoriale (IGAT) qui relève
hiérarchiquement de l’autorité gouvernementale chargée de l’Intérieur.

S’agissant de l'inspection Générale des Finances, elle exerce ses missions de
contrôle sur la base d'un programme annuel. Son intervention porte sur la
vérification des opérations financières et comptables des services des régions, des
provinces, des préfectures et des communes. Conformément aux dispositions de
l’article 2 du dahir n°1-59- 269 du 17 choual 1379 (14 Avril 1960) relatif à l'IGF, cet
organe de contrôle est chargé de :

 Vérifier la gestion des services de caisse, de comptabilité des
comptables publics et de tout agent de l'Etat, des Etablissements
publics et des collectivités locales ;

 S'assurer de la régularité des opérations enregistrées dans les
comptes des ordonnateurs de recettes et de dépenses publiques et
de tout administrateur ;

IG
F

IG
F
Par ailleurs, l'IGF est chargé :
 De l'audit des comptes des projets publics financés par les
organismes financiers régionaux et internationaux ;
 Des études à caractère financier et budgétaire ;
 De l'évaluation des politiques publiques.

AT

Quant à l'Inspection générale de l'administration
territoriale (IGAT), son contrôle est organisé par le décret n° 294-100 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994) portant statut
particulier de l'inspection générale de l'administration
territoriale du Ministère d'Etat à l'Intérieur. Aux termes de
l’article 2 de ce texte.
cette institution a pour mission « le contrôle et la vérification de la
gestion administrative, technique et comptable des services relevant
du ministère de l'intérieur, des collectivités locales et de leurs
groupements ».

IG
F
Missions de l’IGF

Missions de l’IGAT

Complémentaires

Dans
missions
le domaine
d’audit des
financier
finances
et
comptable
locales

l’élargissement
des champs
Président
de lades
d’action
collectivité
collectivités
concernée
décentralisées

AT

production de rapports
adressés aux
wali et à l’autorité
gouvernementale
chargée de
l’Intérieur

effectuer
annuellement

l’amélioration des
capacités de
gestion financière
et comptable des
CT.

l’optimisation du
contrôle politique
et juridictionnel
l’insuffisance des
ressources
humaines dédiées
Cour
Régionale
à la
fonction
de
des
Comptes
contrôle

Contrôle exercé par les cours régionales des comptes

Conformément aux dispositions des textes régissant la
régionalisation avancée, les opérations financières et comptables
des collectivités territoriales sont soumises au contrôle des cours
régionales des comptes instituées par l'article 97 de la
Constitution révisée en 1996. Leur implantation et leur
organisation sont fixées par la loi n° 62-99 formant Code des
Juridictions financières.

Les dispositions de l’article 118 de ce code stipulent que les cours
régionales des comptes, dans la limite de leurs ressorts territoriaux
respectifs, sont chargées de :
 Juger
Contrôler
l'emploi et
des
fonds publics
reçus
des
entreprises,

les comptes
contrôler
la gestion
des
collectivités

autres
que celles citées ci-dessus, des associations ou tous autres
territoriales;
de leurs groupements,
et des établissements
publics
organismes bénéficiant
d'une participation
au capital ou d'un
concoursde
quelle
que soit
sa forme
de la part
d'une
collectivité;
relevant
la tutelle
de ces
collectivités
et des
groupements
locale, d'un groupement ou des autres organismes soumis au
contrôle de
cour régionale
;
Contrôler
la la
gestion
des entreprises
concessionnaires dans

 lesquelles
Exercer une
fonction
juridictionnelle
en établissements
matière de
des
collectivités
locales; des
publics
disciplines budgétaire et financière, à l'égard de tout
relevant de la tutelle de ces collectivités et groupements
responsable, tout fonctionnaire ou agent.
possèdent, séparément ou conjointement, directement ou
indirectement, une participation majoritaire au capital ou au
pouvoir prépondérant de décision ;

Cette approche de contrôle permettrait aux
cours régionales des comptes d’épargner leurs
efforts déployés auparavant dans un contrôle
conformiste au profit d’un glissement qualitatif de
leurs travaux vers l’appréciation des performances
de l’action publique locale.

CAS PRATIQUE :
AUDIT DE LA
FISCALITÉ LOCALE

PRÉSENTATION DE LA FISCALITÉ LOCALE
PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DU DIAGNOSTIC

CAS PRATIQUE :
AUDIT DE LA
FISCALITÉ
LOCALE

Cadre juridique

Gouvernance

Aspects quantitatifs

Recouvrement

Contentieux

Administration

Présentation de la fiscalité locale

La fiscalité locale a connu un enrichissement continu sous l’impulsion de
circonstances politiques et économiques, dans le sens de son adaptation
au processus de décentralisation qui a marqué l’environnement
institutionnel de notre pays.

Le renforcement des ressources des collectivités territoriales s’est
traduit par le transfert, par l’Etat à ces entités, des crédits
nécessaires pour le développement et l’amélioration des équipements
publics locaux, principalement par l’affectation des produits de
l’impôt des patentes, de la taxe urbaine et de 30 % du produit de la
TVA ainsi que par l’institution de nouvelles taxes et redevances.

La consolidation de ce processus a été progressivement menée,
notamment à travers la loi n°30.89 qui a institué 37 taxes dont 34 au profit
des communes urbaines et rurales et 3 au profit des préfectures et
provinces.
La réforme a été poursuivie en 2008 dans le cadre des lois n°47.06 et
n°39.071, aboutissant à un système fiscal local qui comprend désormais 17
taxes et 13 droits, contributions et redevances.

Durant la période 2009-2013, les recettes des
collectivités territoriales se sont établies, en moyenne, à
27,5 MMDH par an. Avec 21,5 MMDH en moyenne
annuelle, les recettes fiscales des communes
représentent

Principaux éléments du diagnostic

Le système fiscal marocain, quoique demeurant
largement dominé par la fiscalité d’Etat, s’est
ouvert, dès les réformes qui ont suivi
l’indépendance, sur la dimension territoriale

Les points forts qui émergent du
diagnostic résident dans

l’existence d’un système fiscal local qui a accompagné le
processus de décentralisation

l’aspect relativement dynamique de ce système qui, depuis la
charte communale de 1976, a connu plusieurs réformes dans
le sens de la consolidation des ressources fiscales locales

Les limites, qui se dégagent de
l’évolution du cadre juridique relatif à la
fiscalité locale

l’absence de convergence entre la politique fiscale menée en
matière d’impôts d’Etat et celle relative aux taxes locales

le manque d’indentification du potentiel fiscal en vue
d’adopter un système de prélèvement pouvant satisfaire les
besoins de financement des collectivités territoriales

Gouvernance
Les domaines de gouvernance en matière de fiscalité locale se situent
non seulement au plan législatif et réglementaire mais intéressent aussi la
stratégie, l’organisation, le fonctionnement et plus généralement les
aspects opérationnels.
La gouvernance interpelle les communes, la direction générale des impôts
et la trésorerie générale du Royaume en tant qu’acteurs principaux dans le
processus fiscal local ainsi que le ministère de l’intérieur en tant que tutelle.

Les communes se chargent de la gestion de l’assiette, du
recouvrement et du contrôle des différentes taxes et
redevances instituées par les lois n°47.06 et n°39.07, à
l’exception de la taxe professionnelle, de la taxe
d’habitation et de la taxe de services communaux

Le conseil communal exerce les prérogatives en matière
fiscale locale, notamment à travers la fixation, dans le
cadre de fourchettes prévues par la loi, des taux et des
tarifs de certaines taxes et redevances

Les services communaux assurant la gestion de la
fiscalité locale, se chargent notamment des opérations de
recensement et de réception des déclarations. La
dimension, l’organisation et les modalités de
fonctionnement diffèrent selon l’importance du tissu fiscal
du territoire.

La trésorerie générale du Royaume assure la
centralisation des réalisations des recettes en matière
fiscale et à l’édition de statistiques sur les finances des
collectivités territoriales. Elle est chargée, en outre, de la

Aspects quantitatifs

La loi n°47.06 marque une phase avancée dans le processus de refonte du
système fiscal local en permettant la suppression de 24 taxes, droits et
redevances et en dotant les structures fiscales locales des mêmes
prérogatives que celles octroyées à l’administration fiscale de l’Etat.

La réforme de 2008 s’est traduite par une évolution contrastée entre les
taxes gérées par l’Etat qui ont diminué de 8 % et les taxes gérées
directement par les communes qui ont enregistré une augmentation de 21
%.

résultat de cette évolution montre une nette démarcation :

entre une fiscalité d’Etat qui présente un ensemble restreint d’impôts
et taxes à fort potentiel permettant de mobiliser les recettes sans
aggraver la pression fiscale et traduisant une évolution caractérisée
par des élasticités fiscales positives et durables

et une fiscalité locale qui se disperse autour d’une pluralité d’impôts
et taxes juxtaposés aboutissant à un ensemble peu rentable et
globalement inefficient.

Elasticité et Pression fiscale

L’évolution de la fiscalité locale sur la dernière décennie s’est
distinguée par une amélioration de la mobilisation du potentiel
fiscal.
De 2002 à 2014, la pression fiscale liée aux prélèvements
obligatoires revenant à l’Etat est passée de 18 % à 19,9 % du PIB
et celle découlant des taxes locales a augmenté de 2,6 % à 3,5 %
du PIB .Sur la même période, la pression fiscale relative à la
fiscalité d’Etat a augmenté de 1,9 point et celle relative à la

Taxes locales gérées par l’Etat
Assiette

La réforme de 2008 a été conduite dans le sens de l’atténuation de la
charge fiscale des entreprises et des ménages et de la rectification de
certaines distorsions liées à la taxation du capital.

L’institution des taxes professionnelle, d’habitation et de services
communaux constitue un progrès notable par rapport aux prélèvements
auxquels elles se sont substituées.

Les difficultés liées à la problématique du recensement périodique du
patrimoine ne permettent pas un élargissement significatif de l’assiette à la
mesure de l’évolution de l’assise foncière..

Ces difficultés se répercutent sur le rendement peu dynamique de la taxe
d’habitation. Les baisses conséquentes du potentiel de cette taxe en ont
réduit l’importance par rapport à la taxe professionnelle et par rapport à la
taxe de services communaux.

En 2014, le montant des recettes de la taxe d’habitation qui s’est élevé à
232 MDH (en recul de 38 % par rapport au 375 MDH réalisé en 2013),
demeure encore largement inférieur au montant de 496 MDH enregistré A
ce titre en 2002. La contribution de cette taxe au financement des
communes s’est dégradée

La réforme de 2008 a contribué à la simplification et à l’allègement de la
charge fiscale, notamment par le plafonnement de la valeur locative (100
MDH puis à 50 MDH) et par la baisse du taux applicable à la valeur
locative pour la détermination de la base d’imposition (de 10 % à 3 %).

Emissions
D’importantes insuffisances sont constatées en matière d’identification des
contribuables soumis aux taxes locales gérées par l’Etat.
Le déficit enregistré est dû en partie à l’accumulation de retards en matière
de prises en charge, notamment en raison de la forte croissance ayant
impacté le secteur de la construction ainsi que du rythme soutenu de
création d’entreprises.
Cette conjoncture économique favorable n’a pas été accompagnée par le
renforcement des moyens nécessaires à l’administration fiscale. Sur la
période 2007-2013, le nombre d’assujettis aux taxes locales gérées par
l’Etat n’a augmenté que de 965.000

Les limites, en matière de mobilisation du potentiel fiscal, apparaissent au
niveau de l’écart entre les prises en charge et les créations, s’agissant des
taxes liées au territoire. Ceci pose la problématique du recensement et des
modalités alternatives d’identification des contribuables. Pour d’autres taxes,
notamment celles liées à l’activité,
les difficultés concernent particulièrement :

le champ d’application,

la complexité de l’assiette,


les méthodes de liquidation,
les régimes de déclarations et les sanctions

Taxes locales gérées par les communes

S’agissant de la fiscalité gérée par les communes, la réduction du
nombre de taxes, l’amélioration de leurs modalités d’assiette et de
recouvrement ainsi que l’harmonisation et la simplification des
procédures ont permis de remédier à certaines de ses insuffisances.

Redevances gérées par les communes

Recouvrement
Entre 2009 et 2013, les restes à recouvrer sont passés de 13 MMDH à 16,8 MMDH
enregistrant une aggravation de 29 %. Le taux d’augmentation annuel moyen de 7,3 %
traduit un déficit structurel de recouvrement.

La tendance structurelle d’aggravation des restes à

recouvrer a été atténuée suite aux effets de l’amnistie
des pénalités et majorations d’assiette, des intérêts de
retard et des frais de poursuite, introduite par la loi
n°120-12.

Le contentieux

Au titre de la période 2007-2012, le contentieux des taxes gérées par
l’Etat représente en moyenne 39 % du nombre de réclamations
relatives aux différents impôts et taxes administrés par la direction
générale des impôts.

De 2007 à 2012, le nombre des réclamations au titre des taxes locales
gérées par l’Etat est passé de 29.000 à 34.500 enregistrant une
augmentation de 19 %, soit une moyenne annuelle de 4,7 %.

Administration

Les dysfonctionnements résultent en grande partie de l’absence
d’un système de gouvernance capable de prendre en charge la
gestion fiscale dans ses diverses dimensions, notamment au plan de
l’organisation de l’ensemble du processus d’imposition et des
structures appropriées pour une mise en œuvre efficace des taxes
locales.

L’absence de coordination et le manque d’échange d’informations
avec les services extérieurs sont à considérer parmi les points faibles
de la gestion de la fiscalité locale.
Au-delà de l’indisponibilité du volet applicatif des solutions
informatiques pour l’aide aux travaux fiscaux, c’est la carence d’un
véritable système d’information ouvert sur les usagers, notamment à
travers les portails de télé-services, qui fragilise l’action fiscale locale.

Les insuffisances sont autant le fait de :
- la faiblesse des moyens de l’administration fiscale locale et les
conditions peu favorables au déploiement de l’action fiscale.
- la complexité du système fiscal local
- la quasi-absence d’instruments de promotion d’une culture fiscale
citoyenne

CONCLUSION GÉNÉRALE

MERCI POUR VOTRE
ATTENTION

BIBLIOGRAPHIE

Constitution 2011,

Dahir n° 1-07-195, 19 kaada 1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n°47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales :
BORM n°5584, 25 kaada 1428 (6 décembre 2007).

Dahir n° 1-15-83, 20 ramadan 1436 (7 juillet 2015) portant promulgation de la loi organique n° 111-14 relative aux régions, art. 188.

Dahir N°1-59-2-269 du 17 chaoual 1379 relatif à IGF

Dahir n°2-09-441, 17 moharrem 1431 (3 janvier 2010) portant règlement de la comptabilité publique des collectivités locales et de leurs
groupement : BORM n°5814, 18 février 2010.

L’article 11 du réglement général de la comptabilité publique

Loi n°111-14 relative aux régions.

Loi n°112-14 relative aux provinces et préfectures.

Loi n°113-14 relative aux communes.

A. Haddad, les procedures budgétaire des collectivités locales : thèse de doctorat, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fés, 2000.

Abdesselam ARHOUTANE « marchés publics de l’Etat et comptabilités publique au Maroc » thèse pour l’obtention du grade de docteur de
l’Université de Montpelleir.

Haddad, la gestion budgétaire locale : les rationalités dominantes, communication dans le cadre des VI e journées maghrébines de droit sur le
thème : les finances des collectivités locales dans les Etats du maghreb, le réseau des juristes maghrébins et la Fondation Hanns Seidel,
Marrakech, 15 et 16 avril.

http://www.courdescomptes.ma/fr/Page-21/organisation-et-fonctionnement

http://www.courdescomptes.ma/fr/Page-20/competences.